Leon Brunschvicg. Ecrits philosophiques : . Tome 2d. by Leon Brunschvicg, Claude Lehec

By Leon Brunschvicg, Claude Lehec

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Tome 2: L'orientation du rationalisme (1954) 35 ce principe, et le choix dont on parle est une opération illusoire. Ou il ne lui obéit pas, c'est-à-dire qu'il est réduit à cet état d'indigence mentale où un élément du discours ne se distinguerait pas de l'élément contraire et ne lui apparaîtrait pas incompatible ; mais alors l'intelligence de l'alternative, qui est la condition du choix, ne se présenterait pas à lui, l'opération serait impossible. Supposer que l'homme est libre devant les lois qui régissent l'exercice de sa pensée comme il est libre de se décider entre deux hypothèses scientifiques ou deux partis politiques, c'est à la lettre imaginer que, comme il est capable d'enlever ses lunettes et de les remettre, il a égale facilité pour en faire autant avec ses yeux.

Chose curieuse, cette tendance à dégrader la raison jusqu'à la transformer en machine à tout dire et à tout faire, Hegel la dénonçait comme un trait caractéristique du peuple allemand : « Chez nous, toute action doit être justifiée par des raisons. Mais comme on peut trouver des raisons pour toutes choses, cette justification n'est souvent qu'un pur formalisme où la pensée universelle du droit n'atteint pas son développement immanent, elle demeure une abstraction où l'on introduit arbitrairement l'élément particulier 14 .

Suivant l'idéalisme rationnel, il n'y a ni individu en soi, ni société en soi. L'individuel et le social demeurent des caractères qui marquent à ses différents degrés l'organisation progressive des jugements pratiques ; ce sont des prédicats qui ne sauraient, sans préjugé ontologique, être érigés en suppôts d'existence, en substrats. Aux yeux d'un observateur impartial et désintéressé, synthèse individuelle et synthèse sociale se présenteront comme synthèses également « subjectives », également soumises àl'instrument judicatoire, à l'intelligence, qui dans un cas et dans l'autre exerce son même droit de discernement entre les associations d'ordre externe et les liaisons fondées en vérité.

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